2019 – AI MORE THAN HUMAN
BARBICAN CENTER
London, UK

The AI: More than Human catalogue considers the philosophical, scientific and artistic approaches to artificial intelligence; exploring and expanding on the themes and content of the exhibition.

With 250 pages of illustrated content, the catalogue features introductions by the exhibition’s curators, and essays and conversations from key figures and thinkers in the field.

The exhibition AI: More than Human is at the Barbican from 16 May to 26 Aug 2019.
Hardback, 250 pages
English

 


2019 -Roppongi Crossing 2019: Connexions, Mori Art Museum, exhibition Catalogue

Essays by: Tsubaki Reiko (Curator, Mori Art Museum), Tokuyama Hirokazu (Associate Curator, Mori Art Museum), Kumakura Haruko (Assistant Curator, Mori Art Museum), Ozaki Tetsuya (Journalist, Art director), Clélia Zernik (Art critic; Professor, L’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts; Philosopher), Hasegawa Arata (Independent curator)

Size / Number of Pages: A4 variation / Approx. 240 pages
Languages: Japanese-English bilingual
Price: 2,900 yen (incl. tax)
Date of Issue: March 19, 2019
Edited & Published by: Mori Art Museum, Tokyo and Bijutsu Shuppan-Sha Co., Ltd.

Inquiries: Mori Art Museum Shop
Tel: +81-(0)3-6406-6118
E-mail: mamshop@mori.co.jp

https://www.mori.art.museum/en/exhibitions/roppongicrossing2019/05/index.html#catalog

 

 


Fukami2019 -Fukami, une plongée dans l’esthétique japonaise, Hôtel Salomon de Rothschild, catalogue d’exposition

Hors collection – Art

À paraître le 24/04/2019 192 pages – 206 x 268 mm

      •  – Illustrations en couleur et Vues de l’exposition
      • – Avec les essais (Commissaire: Yuko Hasegawa, Philosophe: Christine Buci-Glucksmann, Historiens d’art: Nobuo Tsuji, et les autres)
      • – Français et Anglais
      • – Edité par Editions Flammarion
    • EAN : 9782081479166  ISBN : 9782081479166

 


2019 Publication – « En fuyant, ils cherchent une arme » est un cycle de trois expositions qui propose de montrer comment des artistes contemporains exposent, à travers leurs gestes, des modes de résistance. Engagées, activistes, militantes, ces actions ne peuvent qu’être revendiquées ; la résistance comme pratique clandestine n’est plus : nous entrons dans l’époque des résistances ouvertes. Si l’art c’est ce qui résiste, alors nous pouvons nous demander ce qu’est résister, en art, aujourd’hui. Quelles sont les conditions d’émergence et de puissance d’un art en résistance maintenant que la consistance du monde a changé ? Selon Deleuze, ce serait sur les ruines, sur la panique et sur les lignes de fuite que la création adviendrait. Les oeuvres présentées dans l’ensemble de ce cycle sont nées de cette agitation. En prise avec l’époque, elles prennent toutes la forme du désir impérieux de créer des ensembles inédits en prenant en compte les singularités. Cet ouvrage fait la synthèse de l’exposition en trois temps présentée tout au long de l’année à la Maison Populaire de Montreuil.Auteure Stéphanie Vidal


Exovisions, Justine Emard
Texte de Stéphanie Vidal / Photographies de Julien Lombardi

 

 

 


015- © Justine Emard - with Alter and Mirai Moriyama


2016- Texte « Reborn », Pascal Beausse

Avec Reborn, Justine Emard crée un lieu de rencontre entre deux formes de vie. Humain et non-humain dialoguent par les écrans interposés de cette installation vidéo,

qui met en scène une interaction entre leurs sensibilités respectives.

Robot développé par les laboratoires associés de Hiroshi Ishiguro et Takashi Ikegami, Alter déploie son espace propre, par une gestuelle et une voix uniques, non calquées sur l’humain. Doté d’une intelligence artificielle,

autonome dans son expression, il analyse son environnement et en déduit un langage sonore et corporel, pour y affirmer sa présence. Mirai Moriyama informe sa performance de cette singularité technologique. Son corps réapprend le mouvement à travers la vitalité inédite du robot. Ensemble, ils inventent la possibilité d’un monde.

Justine Emard nous propose un renversement de perspective. Le dialogue intime entre humain et robot s’établit dans une lumière originelle. Nous sommes les témoins des prémices d’une nouvelle Renaissance. L’Humanité n’est plus seule. Elle a donné naissance à un alter ego.

Pascal Beausse


2016 – Takashi Ikegami, Hiroshi Ishiguro « Where is the heart between man and machine » Kodansha

池上高志、石黒 浩  「人間と機械のあいだ 心はどこにあるのか 」講談社、 2016年
Editor: Maiko Imaoka

Pictures: Justine Emard

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2014- Texte Screencatcher, Pauline Vidal

Screencatcher a pour point de départ l’enquête menée par Justine Emard en 2008 sur la disparition des cinémas de plein air américains. Elle comprend huit dessins au feutre de driver-in theaters laissés à l’abandon, que le spectateur est invité à regarder à travers un écran d’iPhone ou d’iPad. Grâce à un logiciel, des vidéos se superposent aux dessins manuels augmentant l’espace dessiné d’une réalité virtuelle. Le logiciel agit tel un filtre, à la manière des dreamcatcher chez les Indiens Navajos qui évacuaient les cauchemars pour ne garder que les images positives des rêves et auquel le titre de l’œuvre fait référence. En associant dessins et réalité augmentée, l’installation fait fusionner différents niveaux de réalité et propose ainsi une expérience inédite du paysage. Mêlant des écrans dessinés et des écrans réels, Screencatcher offre une mise en abîme de l’image et transforme la position du spectateur qui devient acteur à part entière du dispositif.

Pauline Vidal


2011- Exposition Première, 16ème éditions 2011,Centre d’Art Contemporain de Meymac, France
Texte de Gallien Déjean

Un jour, Olivier Mosset a déclaré que ses monochromes étaient des peintures ratées. Il voulait dire par là que ce genre, en tant qu’aboutissement pictural, avait perdu sa radicalité aujourd’hui puisqu’il était devenu une image académique de lui-même, entraînant avec lui la chute de l’idéal moderniste. Si la dimension monochromatique est intégrée à la démarche de Justine Emard, ce n’est pas sous l’angle de la neutralité ou du constat d’échec. Sa pratique irait plutôt puiser du côté d’une certaine histoire des avant-gardes de la seconde moitié du XXe siècle : celle du cinéma sans image (de l’Anticoncept de Gil Wolman au flicker à la Paul Sharits). Une manière, pour elle, d’expérimenter ce qui distingue la fixité du mouvement et de réévaluer la question de l’écran – qui cache et qui révèle –, celle du cadrage et du hors-champ, paradigmes du cinéma.
La disparation progressive de l’image, à l’œuvre dans les photos et les vidéos de Justine Emard, a débuté par une enquête sur l’abandon des drive-in theaters aux Etats-Unis et en Espagne. Lors de ses repérages à Dallas en 2008, elle constate l’évanouissement des derniers cinémas en plein air. Elle recherche alors dans le tissu urbain la trace d’écrans potentiels. Sur chaque cliché de la série des Ecrans égarés flotte un rectangle blanc dans le paysage. Il s’agit généralement de formes, anonymes et « sauvages », le plus souvent peintes sur les murs de brique de la ville, que l’artiste découvre lors de ses pérégrinations. Si leur fonction première demeure incertaine, Justine Emard les considère comme des zones de projection mentale spontanées, quasiment engendrés par l’espace publique lui-même. Un dispositif ready-made, en quelque sorte. Dans un diptyque sans titre photographié à Sète en 2009, l’écran n’est plus qu’un contour sur l’horizon maritime, matérialisé par l’architecture délabrée d’une périphérie portuaire. « Le cinéma est dans la nature » déclare Godard à propos des alternances de la mer qu’il filme dans Le Mépris à travers le cadre des fenêtres de la villa Malaparte.
A l’opposé du monochrome, la disparition de l’image, chez Justine Emard, est antimoderniste puisqu’elle ne revendique nullement l’essence du medium artistique. L’œuvre, bien au contraire, est contextuelle. L’intérieur du cadre devient poreux, ouvert sur le hors-champ du monde qui l’environne : la tache de rouille sur l’écran vide, les murs de la ville, le halo des phares de voitures qui se rallument. La séance est terminée, ou ne fait-elle que commencer ?