Hyperphantasia au Grand Palais Immersif, exposition « Artificial Dreams », Paris

Vernissage le 15 mai 2024
Exposition : du 16 mai au 8 juin 2024 – Trois soirs par semaine de 19h30 à 23h
Billets ici : https://billetterie.grandpalais-immersif.fr/artificial-dreams-les-soirees-de-l-ia-visite-css5-gpi-pg51-ei988747.html
Table ronde avec Justine Emard : le 16 mai 2024 https://grandpalais-immersif.fr/agenda/evenement/table-ronde-artificial-dreams


Photo Quentin Chevrier

Hyperphantasia, Justine Emard
Adaptation de la pièce originale pour créer une installation in situ : résolution: 8096 X 3264 pixels
Taille de projection : (11,6m + 14,8) x 10,03m de hauteur
Nombre de projecteurs : 10
Soutien technique : Voxels productions

Presse :
« Et si, en définitive comme pour tout le reste, l’art n’était qu’une histoire éternelle de recommencement ? Telle est, en substance, la question que l’on se pose devant l’œuvre de Justine Emard, Hyperphantasiaqui, à défaut d’être inédite (la plasticienne et performeuse étant elle-même dans le circuit international depuis bientôt dix ans) prend tout son sens dans le cadre de l’exposition «Artificial Dreams», présentée en nocturne au Grand Palais Immersif, laboratoire XXL «dédié aux nouvelles expériences artistiques» au sein du bâtiment de l’opéra Bastille. Couvrant deux immenses parois, s’étale sous la forme d’une projection vidéo, un hymne vibrant à l’art pariétal… revu et visité par la technologie : travaillant à partir d’une base de données scientifique de la grotte Chauvet, l’artiste a dressé via une «machine autoapprenante» une armée de neurones artificiels permettant de «fabriquer de nouvelles images de la préhistoire». Outrage suprême ou avancée mirifique ? L’idée ici ne serait pas tant de prononcer un arbitrage, que d’admettre la qualité d’une œuvre qui, les racines enfouies dans le paléolithique, remonte le temps jusqu’à la sobriété brutaliste du décor ici symbolisé par un escalier transversal et une grande colonne ronde. »
=> Libération, Mai 2024
«Artificial Dreams», les jeux d’artifices du Grand Palais Immersif, par Gilles Renault

« 36 000 ans de technologie de l’image

D’autres installations utilisent le Deep learning (apprentissage profond), un type d’intelligence artificielle dérivé du machine learning (apprentissage automatique) où la machine est capable d’apprendre par elle-même, contrairement à la programmation où elle se contente d’exécuter à la lettre des règles prédéterminées. Ainsi la plasticienne française Justine Emard forme-t-elle ses propres modèles à partir de bases de données spécifiques, en collaboration avec des développeurs. Pour créer son installation Hyperphantasia (2022), elle a entrainé un « réseau de neurones » artificiel à partir d’une base de données scientifique de la grotte Chauvet Pont-d’Arc afin de fabriquer de nouvelles images de la préhistoire.
« Une paroi vidéographique s’anime lentement laissant entrevoir une “nouvelle” préhistoire, des imaginaires parallèles de nos ancêtres. Des profondeurs de la grotte aux profondeurs de notre cerveau, Hyperphantasia crée un espace où 36 000 ans de technologie de l’image se rencontrent ; à la recherche de l’origine des images », déclare l’artiste qui a travaillé avec Jean-Michel Geneste, archéologue et ancien directeur du patrimoine de Lascaux et de Chauvet. »

=> Connaissance des arts, Mai 2024
Exposition immersive à Paris : 12 nocturnes exceptionnelles qui nous transportent au-delà de nos rêves, par Myriam Boutoulle

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ARTIFICIAL DREAMS est une plongée grand format dans le monde poétique des algorithmes génératifs et de la création numérique assistée par L’IA !Conçue comme une série de plongées immersives et spectaculaires dans le monde onirique des machines, l’exposition-performance Artificial Dreams dresse un panorama de la création artistique assistée par l’IA et les algorithmes, à ce moment décisif qui représente à la fois l’émergence symbolique de l’IA mais aussi son expansion accélérée.
Ces œuvres sont issues de collaborations harmonieuses entre les hommes et les machines. Orchestrées par des artistes internationaux parmi les plus créatifs du moment, ces immersions spectaculaires projettent le spectateur dans des mondes fabuleux, nouveaux et parfois inquiétants créés par des algorithmes et par IA.

Commissariat : Charles Carcopino
Artistes invités : Markos Kay, Andy Thomas,Tryphème & Ulysse Lefort, Ryoichi Kurokawa, Immersive Art Space / ZHdk, Daito Manabe, MSHR,  Sabrina Ratté, Justine Emard, Mots, Iconem, Visual System, Emi Kusano, Niceaunties https://grandpalais-immersif.fr/agenda/evenement/artificial-dreams

GRAND PALAIS IMMERSIF, 110 RUE DE LYON – PARIS 12E

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